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NOEL EST PLANETAIRE ...

Publié le par Nadine REYDET

NOEL EST PLANETAIRE ...

Message proposé par la Mission ouvrière :

Action Catholique des Enfants,
Jeunesse Ouvrière Chrétienne,
Action Catholique Ouvrière,
Groupe de Recherche et d’Étude en Pastorale Ouvrière,
Prêtres-ouvriers,
Diacres en monde ouvrier,
Religieux et Religieuses en monde ouvrier,
Délég
ués régionaux et nationaux à la Mission ouvrière

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Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière.
Oui, un enfant nous est né, un fils nous a été donné !
Isaï
e 9 (extraits)

Saint François, fidèle à l'Écriture, nous propose de reconnaître la nature comme un splendide livre dans lequel Dieu nous parle et nous révèle quelque chose de sa beauté et de sa bonté. Il est l'exemple par excellence de la protection de ce qui est faible et d'une écologie intégrale, vécue avec joie et authenticité. En lui, on voit jusqu'à quel point sont inséparables la préoccupation pour la nature, la justice envers les pauvres, l'engagement pour la société et la paix intérieure.

Pape François, Laudato Si', (10-12), extraits
Encyclique « Loué sois-tu », Rome, le 24 ma
i 2015

Laudato si', loué sois-tu, mon Seigneur, par frère Vent,

Par frère Vent, Joseph, Marie, Jésus sont poussés au désert
(leur prière est extrême, leur condition précaire)

Par tous les temps,

Ils subissent les pressions, les misères quotidiennes des familles en galère
(scandales si banals)

En un éclair,

Ils deviennent migrants
(leur naufrage est sans âge, puisqu'il est de tout temps)

Sous la brise, ils espèrent

Ils espèrent le vent des Noëls solidaires
Ils réclament le souffle de l'hospitalité
Ils s'ouvrent au grand air des énergies nouvelles
(Ils voient le monde en vert
Avec des yeux d'enfant)

Laudato si', loué sois-tu, mon Seigneur, par sœur Eau,

Par sœur Eau, Jésus boit et grandit, joyeux, à Nazareth
(il saute dans les flaques, rit fort, part jouer en courant)

Juste après son cousin, les pieds dans le Jourdain,

il plonge
(son baptême nous entraîne à faire comme lui : à risquer notre vie)

Avec les jarres d'eau des purifications,
(les rites s'approprient le mystère de la vie)

il fait un vin nouveau
(il donne sa propre vie, libère nos rituels, nos propres traditions)

Près d'un puits,

Il a soif

Il a soif du respect d'une femme étrangère
Il aspire à la paix des peuples de banlieue
Il a soif d'une soif aussi pure qu'un enfant
(Il sait prendre son tem
ps
Il marche lentement)

Laudato si', loué sois-tu, mon Seigneur, par frère Feu

Par frère Feu, une étoile conduit trois rois vers un enfant

Devant cet incendie de l'amour amoindri,

Une révolution éclate sur la paille
(les rois sont sur la paille, leurs couronnes à terre)

Par tous les feux de joie des bergers de la crèche, par leurs tentes élargies, leurs fêtes légendaires,

Tous les squats de la terre s'éclairent en même temps, et toutes les prisons, toutes les exclusions

A ce feu,

Bébé dort

L'or n'est pas ce qu'il aime, ni l'encens, ni la myrrhe,
Ni le feu des armées, ni les grands champs de tir
Il est le conseiller de la paix maintenant
(Ce que le monde attend
Il le chante en dormant)

Laudato si', loué sois-tu, mon Seigneur, par sœur notre mère Terre,

Par sœur notre mère Terre, un âne se repose
(la corde est relâchée, douce miséricorde)

Tout doucement par terre
(Marie est une vraie mère, songe soudain Joseph, le sage paternel),

on dépose l'enfant
(comme on pose une orange, ou du pain sur la table, ou des tables dans l'herbe)

Sur les prés de Judée, au chômage, sans abri, Joseph cherche du bois comme on cherche du travail
(il fait encore si froid, le soleil est sans voix, l'hiver peu fraternel : est-ce vraiment Noël ?)

Sur le sol,
Christ s'éveille
(en même temps qu'il naît, il est ressuscité : un soleil s'est levé)

Déjà le cri paraît du frère nouveau-né
Déjà s'ouvrent les mains des riches renvoyés
Déjà tombent les trônes des puissants renversés
(L'enfant Dieu est en train
de changer notre terre)

Heureux les artisans à l'écoute du VENT
Heureux les amoureux de l'EAU et des rivières
Bienheureux les gardiens du FEU de l'enfant Dieu
Heureux ceux qui voudront l'allumer sur la TERRE

Soyons tous dans la joie

La planète appartient à toute l'humanité et est pour toute l'humanité, et le seul fait d'être né en un lieu avec moins de ressources ou moins de développement ne justifie pas que des personnes vivent dans une moindre dignité. Les plus favorisés doivent renoncer à certains de leurs droits, pour mettre avec une plus grande libéralité leurs biens au service des autres.
Pour parler de manière correcte de nos droits, il faut élargir le regard et ouvrir les oreilles au cri des autres peuples et des autres régions de notre pays.
Nous avons besoin de grandir dans une solidarité qui doit permettre à tous les peuples de devenir eux-mêmes les artisans de leur destin.

Pape François, La joie de l'Évangile (190), extraits
Exhortation apostolique, Rome, le 24 novemb
re 2013

Publié dans mission ouvrière

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Démarrage de l'année à l'ACO

Publié le par Nadine REYDET

Démarrage de l'année à l'ACO

C’est à la salle paroissiale du Champiteau à St Alban Leysse que se sont retrouvés, samedi 10 octobre, les adultes en équipe ACO… ou pas. En effet, cette année les responsables ACO avaient souhaité innover en invitant des copains, compagnons de route avec lesquels ils ont déjà fait un bout de chemin.

Et c’est ainsi que 40 personnes dont une dizaine d’invités se sont retrouvées pour cette journée d’échange où la convivialité avait toute sa place :

  • lors de l’accueil café,
  • au cours du repas partagé
  • et avant le départ avec un temps de jeu (boules, cartes …)

Le thème de la journée « Elargis l’espace de ta tente » extrait du verset 54,2 du livre d’Isaîe était déjà lui-même une invitation … à inviter

Ce même slogan était celui de la Rencontre Nationale de la Mission Ouvrière de Lourdes à la Pentecôte 2015 où 12 délégués de la Savoie ont participé.

Après une courte vidéo réalisée sur place, Maryline en équipe ACO à Albertville et Martine maman d’enfants du club ACE de St Alban ont apporté chacune un témoignage de ce qu’elles ont

vécu et leurs paroles ont émerveillé l’assemblée.

Le ton était donné ; chacun est parti en petits groupes pour un échange à partir du message final de cette rencontre nationale

« Nous croyons que notre monde est beau. Il nous émerveille. …

… Jésus-Christ, lui le pauvre, le serviteur, est au centre de notre vie

… Nous avons entendu le cri du prophète Isaïe »

pour exprimer « ce qui me touche, ce qui m’interpelle dans ce texte »

Comme souvent en ACO, les échanges se sont fait avec simplicité mais surtout avec beaucoup de sincérité et d ‘émotions, parfois jusque aux larmes lorsque les difficultés de la vie personnelle ont besoin d’être exprimées…. Preuve que le climat d’écoute et de confiance entre les participants a été très présent : il faut dire que le fil conducteur pour ce temps d’échange avait été volontairement exprimé « Nous nous écoutons, nous ne coupons pas la parole »

Après le repas très convivial, la journée s’est poursuivie l’après midi par un temps d’envoi et d’information sur les temps forts de l’année 2015/2016 en ACO et avec les autres mouvements ACE, JOC, mais aussi avec l’Eglise du diocèse

Elle s’est achevée par une célébration très appréciée. Les visages souriants au moment du départ étaient sans doute le signe que cette journée a réchauffé les cœurs et donné des sources de motivations pour l’année à venir.

P. Lacroix

Publié dans ACO

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Publié le par Nadine REYDET

PRENDRE LE TEMPS ...

PRENDRE LE TEMPS ...

Démarrage de l’année à L’ACE…

C’est à la Motte Servolex que se sont retrouvés, samedi dernier, les enfants en club… ou pas. Ils étaient accompagnés de leurs responsables, parents ou amis du mouvement.

« PRENDRE LE TEMPS », c’est le thème sur lequel les enfants vont être amenés à réfléchir durant les deux prochaines années. Dans la société actuelle, les enfants comme les adultes sont soumis au diktat du faire vite… : "Lève-toi vite, il est l’heure ! ", " Fais vite tes devoirs… ", " Dépêche-toi de manger… ","Va vite te coucher...", …

Les enfants ont abordé le sujet de manière ludique et inventive puisqu' ils ont déjà apporté quelques solutions pour RALENTIR :

  • Regarder les abeilles et imiter la tortue
  • Compter les épines d’un sapin
  • Ecouter de la musique les yeux fermés.
  • Transformer les secondes en minutes, et les minutes en heures.
  • On casse les horloges à maison !
  • Décaler les choses pas importantes pour faire des choses qu’on aime.
  • Mettre plus de sable dans le sablier…

Gageons que tout au long de l’année, ils sauront nous faire part de leurs réflexions, découvertes, inventions ou actions en lien avec ce thème…

et bien sûr, on finit par le goûter.

et bien sûr, on finit par le goûter.

Publié dans ACE

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GRAFTECH: un fleuron de l'industrie de la vallée condamné ?

Publié le par Nadine REYDET

Le feu allumé voici 17jours et qui brûle jour et nuit est précieux ...

Le feu allumé voici 17jours et qui brûle jour et nuit est précieux ...

GRAFTECH : UN FLEURON DE L’INDUSTRIE DE LA VALLEE CONDAMNE ??
LE COMBAT CITOYEN DES SALARIES ET DE TOUTE LA VAL
LEE

PETITE USINE MAIS production DE HAUT NIVEAU : Situé à Notre Dame de Briançon, commune de la Léchère, 5 km avant Moûtiers, GRAFTECH emploie 51 salariés. Cette petite unité voisine avec deux plus grandes, FERROPEM spécialisée dans la production du Silicium et Carbone Savoie qui produit des électrodes… Graftech, petite unité mais d’où sortent des produits de pointe, des produits d’avenir liés au nucléaire, le graphite qui en sort a, entre autres, une capacité de conduire le courant sous des températures de milliers de degrés.

UNE FERMETURE INCOMPREHENSIBLE : L’entreprise est florissante, sa réputation est au summum et le carnet de commande est bien rempli.

En Mars 2015 quelle ne fut pas la surprise d’apprendre de la part de la direction que le site allait devoir fermer à cause de problèmes économiques du groupe. Il faut dire que depuis des années, sous prétexte d’échanges, de collaboration, de bonne relations dans le groupe, les savoirs faire patiemment mis au point par les salariés de l’usine étaient copiés, filmés et emmenés … au siège international de Graftech ? Le démantèlement du site de Notre Dame de Briançon était sans doute déjà programmé depuis pas mal de temps, non en raison de ses faiblesses mais, au contraire, pour s’en approprier les performances.

ON DEMENAGE LES MACHINES : Dès le mois de septembre 2015 la production s’arrête. On commence à déménager des machines vers l’autre usine du groupe qui se trouve en Italie. Les autres machines sont démontées, emballées, prêtes à être expédiées.

REPRENEUR : Il faut savoir qu’un repreneur crédible et de plus ayant une entreprise en Savoie est intéressé. Des négociations sont annoncées entre Graftech et le repreneur sous l’arbitrage de représentants du gouvernement…Il ne faudrait pas qu’en fait de reprise il se trouve devant une coquille vide. Mais il apparait que Graftech est plus préoccupé de vider l’usine de ses machines que de négocier avec un repreneur. Il ne veut sans doute pas que subsiste un concurrent qui possède sa technologie.

LA RESISTANCE S’ORGANISE : Dès l’annonce de la fermeture programmée les salariés s’opposent au démantèlement de leur usine : grève, manifestation, montée à Paris. Mais ils ne peuvent pas, tout seuls, s’opposer efficacement à ce projet. D’autre part, les maires et l’ensemble des élus de la vallée ont conscience de la gravité de la perte de ce maillon de l’industrie locale. Avec un large soutien de la population ils entrent en résistance. A la demande des élus du département l’accès de l’usine est barré par les engins de la DDE. Puis ce sont les engins de la commune qui prennent le relais. Chaque jour plusieurs camions venus déménager des machines doivent faire demi-tour. Mais parfois, comprenant l’enjeu de la lutte, il arrive qu’ils fraternisent avec ceux qui leur barrent l’accès à l’usine.
On apprend que les négociations avec le repreneur sont retardées. Du coup c’est une occupation permanente qui s’organise, jour et nuit, pour faire obstacle à la manœuvre de dépouillement de l’usine.

Tenir : un défi qui s’impose : mais que c’est dur ! Après 11 jours d’occupation jour et nuit, arrive le jugement mettant en demeure la commune de retirer les engins pour libérer l’accès. Désormais faudra-t-il que ce soient les membres du « comité citoyen » qui devront faire barrage par une chaine humaine?

NOUS, CHRÉTIENS ENGAGES EN MONDE OUVRIER,

QUEL REGARD PORTONS NOUS SUR CES ÉVÉNEMENTS ?
QUE POUVONS-NOUS PENSER ET … DIR
E ?

1-Dans la décision de fermer une usine, de licencier les travailleurs, de priver une vallée d’un outil performant et rentable et d’une source de revenu pour la vallée et ses habitants, nous voyons à l’œuvre un système, une société qui se construit autour de la finance pour le profit et non plus pour les hommes.
C’est un mépris et un sabotage de 100 ans de travail humain : on confisque un outil sur lequel des générations d’hommes et de femmes ont investi leur énergie et leur savoir-faire acquis en travaillant et en se formant.
2-Un groupe économique fait fi de l’avenir d’une vallée et de ses habitants, prêt à empêcher la poursuite de l’activité par un repreneur pour ne pas avoir un quelconque concurrent dans le futur. Cette volonté de détruire s’inscrit dans une guerre économique. Où est l’humain qui, à nos yeux, sous-tend tout l’Evangile ?
3- Et le devenir des salariés ?

  • Des reclassements inacceptables : par exemple, mutation à l’usine d’Italie avec un salaire diminué d’un tiers.
  • On tente d’acheter l’inertie des salariés face au dépouillement de l’usine par une rallonge à la prime de licenciement.
  • Un DRH arrive d’en haut, vient gérer (muscler) la manœuvre de fermeture.
  • Le dernier jour de travail on somme les salariés de quitter précipitamment le lieu de travail sous prétexte de sécurité. Et on menace de sanctions les deux délégués CGT et CGC pour avoir contesté ces méthodes. Des salariés sont choqués, en arrêt médical depuis. On leur reproche même d’avoir prolongé la pause de midi alors que c’était le dernier jour de travail après 20 ans de présence pour certains.
    un élu régional faisait ce commentaire de l’incident : « le personnel traité comme des voyous par des financiers »

Croyants en Jésus-Christ, DES signes qui nous parlent : La résistance se poursuit, avec de nombreux élus, militants et habitants de la vallée. Elle fait chaud au cœur. Dans cette « foi en l’humain » qui fait bouger et tenir ces femmes et ces hommes, nous reconnaissons le combat auquel le Christ nous appelle pour une humanité debout. « Notre combat est dur, mais il n’est pas triste », proclamait jadis un militant de l’ACO. Devant Graftech, jour et nuit, c’est dur, mais c’est pas triste. Le soir, parfois, l’accordéon apporte une note de gaieté dans la tension qui se vit. Un autre soir ce sont même des pas de danse que l’on a amorcé. Le feu allumé voici 17 jours et qui brûle jour et nuit est précieux pour permettre aux organismes de tenir sous le froid de ce début d’automne. Dans la nuit des sombres projets qui se trament il porte la flamme de la résistance qu’il faut entretenir.
Tenir ! Quelques jours après la mort de Jésus, un feu de braise avait accueilli les pêcheurs du lac, ses disciples, qui avaient bien du mal à croire que la vie puisse ressurgir alors qu’elle paraissait définitivement vaincue. Ce feu c’est Jésus lui-même qui l’avait allumé. Avec les quelques poissons tirés de leurs filets et rôtis sur la braise, sa présence avait réveillé en eux l’espérance.

le 7 octobre 2015

Pour le Comité Diocésain de la Mission Ouvrière

Bernard ANXIONNAZ

Georges ROCHE

prise de parole du maire et de son conseil municipal devant un des nombreux rassemblements des salariés et citoyens...

prise de parole du maire et de son conseil municipal devant un des nombreux rassemblements des salariés et citoyens...

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